1987-1988: saison régulière



L'équipe à Grenoble
L'équipe 1987-1988
Cette équipe reste pour beaucoup la plus forte équipe française de tous les temps et surtout la plus charismatique. Bozidar Malkovic dira plus tard que c'était l'équipe qu'il aurait aimé pouvoir coacher. Kea, Ostrowski, Dacoury, Occansey, Vestris, Monclar, beugnot, Collins les artisans de la premières victoire en  coupe des coupes pour un club français de sport collectif.

Des Débuts Difficiles

Les premières prestations de Don Collins furent en deçà de ses possibilités et des attentes du public limougeaud averti du CV de leur nouveau US. Rapidement, tout Limoges douta, et Collins dut son salut à l'unique soutien de son coach. "Don doit seulement trouver ses marques" expliquait Gomez ou encore "Collins n'a pas brillé parce qu'il a joué pour Richard,ce que n'aurait pas fait Thompson. Don travaille pour l'équipe et il est capable d'aller vite".  Collins racontera plus tard qu'il voulait que les gens l'aiment et l'apprécient: "au lieu de jouer mon basket comme j'en avais l'habitude, j'essayais de tout faire bien, de ne faire aucune erreur,et... je faisais tout de travers. Finalement, après 3 ou 4 matchs je me suis dis "Don, joue ton basket comme tu sais. S'ils n'apprécient pas, et bien tu n'auras qu'à rentrer à la maison...". Et tout s'est remis en place"..Don Collins avait conquis le public et une folle saison commença. Les plus virulents ont vite été convaincus qu'il  n'était pas un renfort américain comme les autres, ni mangeur de rebonds, ni super gachette, mais un pro au service d'un groupe. A la huitième journée du championnat contre Orthez, Don fut meilleur marqueur d'une rencontre à haute tension remportée par les limougeauds dans les dernières minutes. Pierre Seillant qu'on connait avare de compliment envers l'adversaire déclara: "Collins a été exceptionnel en fin de match".  Ce soir là commença une nouvelle histoire entre Collins et Limoges.... celle du COBRA.


Don Collins, Clarence Kea avec une fidèle supportriceLe Championnat

Par la suite Limoges remporta tous ses matchs jusqu'à la trêve. Pour l'anedocte, le 28 novembre 1987, Limoges se déplaçait à Tours. A 19 secondes de la fin du match,  Gomez demande un temps mort, Limoges avait alors 36 pts d'avance... à la reprise écran d'Ostrowski, passe de Monclar et Collins plante à 3pts. Explication de Gomez : "C'était l'anniversaire de Don, vingt neuf ans aujourd'hui; il n'avait que 26 pts..."
A la reprise, Limoges bute sur l'ASVEL, malgré un Cobra à 33 pts. Limoges gagnera par la suite 5 matchs d'affilé avec un collins à  29,4 pts de moyenne. Le 20 février, le CSP chute à nouveau face à Nantes. Ce jour là, Don Collins n'était pas du voyage, rentré aux states en raison du décès de son père. On ne faillit jamais le revoir: "Après sa mort, ça a été une période noire pour moi. J'ai failli ne pas revenir en France....je voulais rester à la maison, être avec ma famille".  Ce jour de défaite, Limoges avait souffert d'une Collins 'dépendance': "Don, c'est un plus extraordinaire. Son absence nous a handicapés au niveau de l'attaque" expliquait Richard Dacoury. A son retour, Limoges finit la saison régulière avec 6 victoires sur 6 matchs et un Collins toujours au sommet de son art avec 28,5 pts de moyenne..


Ils ont dit

Michel Gomez: "Tompson était un joueur au registre étendu. Mais Collins est encore plus complet.C'est vraiment le joueur qu'il nous fallait. Une excellente sélection au shoot, des pourcentages impressionnants, et un physique qui va nous permettre de jouer encore plus vite".

Clarence Kea: "On a gardé la même équipe, qui se connait depuis un moment, et on y a rajouté le bon joueur, le joueur 'juste' comme l'est Collins. Peut être parce qu'il court plus et garde moins la balle. Certains disaient que Thompson aimait trop la balle. Notre jeu s'est amélioré parce que Collins fait toutes ces choses qu'on attendait de Thompson la saison dernière: il court, n'a pas peur de monter et descendre le terrain, joue la défense et marque. Pour moi, sa présence rend les choses plus faciles".

Jacques Monclar: "Le basket, ce n'est pas de la danse ni du patinage artistique. Et puis Paul, 3 ans de NBA, nous avait peut être un peu pris de haut... Don, lui, nous a parfaitement compris. Il s'est mis à notre service.Et nous du coup, on s'est senti plus enclin à le faire briller..."

Stephane Ostrowski: "J'ai encore à travailler  pour rester plus sérieux, plus concentré, gagner aussi en vitesse d'exécution. Quand on voit Collins en un contre un...."

Jacques Monclar: "lorsque je l'ai annoncé à Don, il m'a dit alors pas de problème nous serons champion!". Jacques ici parle de son petit dernier né début mai. Il s'appelle Benjamin, ce qui est moins connu c'est qu'il se prénomme aussi Donald!
 




- Administré par JCC (jcc@don-collins.fr)-Mengions légales -

sport divertissements gratuit                  Referencement